J'écoute et je me dis "Il va être bien, quand même hein..."
Ce sont des moments de bonheurs que ceux où tu te rends compte que ce que tu fais, c'est bien. Je suis pas sûr que des mecs qui bossent dans leurs bureaux merdiques à quatre mille boules le mois, ils aient l'impression que ce qu'il font, c'est bien. Ils font de la thune, c'est tout. Le reste, c'est l'epsilon de travail au service d'une grande compagnie, une compagnie qui le paye pour les profits qu'elle génère grâce à leur travail. Petit epsilon deviendra grand. Pour certains, cela devient une réalité, mais pour la grande majorité, petit epsilon, reste petit epsilon, cadre moyen reste cadre moyen et métro boulot dodo reste métro boulot dodo. Alors tu vas aux putes.
Grand bonheur éphémère.
Bonne nuit.
dimanche 29 août 2010
samedi 21 août 2010
#2
"Cher/Chère X,
J'ai bien reçu ta carte, oui, je vais très bien et mes vacances se passent bien. Il fait beau, et le thermomètre ne descend pas en dessous de 25°C, même le soir ! J'ai beaucoup bronzé, et j'ai hâte de voir la tête des collègues quand il vont me voir débarquer ! J'ai pensé que cette carte te plairait, toi qui aimes la sobriété. J'espère qu'elle arrivera avant que je revienne, comme je pars demain. J'espère aussi que tes vacances sont à la hauteur de tes attentes, tu m'avais tellement soulé avec ça pendant tout le mois de juin ! Bref, je n'ai bientôt plus de place, et je vais donc te quitter pour l'eau transparente de l'Atlantique :)
Gros bisous en provenance de la plage,
Y.
Ps. Je t'ai ramené un souvenir qui risque de te faire plaisir !"
La banalité.
X et Y sont des pantins.
Ils ne sont personne. Ils ne savent même pas pourquoi ils s'envoient des cartes. Sûrement parce que tout le monde le fait. Parce que leurs parents le faisaient, quand ils étaient petits. Parce que ça leur permet de vérifier s'ils savent toujours se servir d'un stylo en plein milieu de leurs semaines de congés oisifs et payés. Parce que "ça fait marcher le commerce" ... C'est vrai qu'à 40c/€1.00 le rectangle de carton, il peut marcher, le commerce.
Non.
Y veut juste montrer qu'il a une plus grosse bite/poitrine que X. Il n'en a rien à foutre que X sache qu'il/elle se porte comme un charme. Tout ce qu'il l'intéresse, c'est de lui foutre son bonheur en pleine gueule. Comme tous ces petits enculés qui te racontent leur vacances de ouf, avec 5 destinations en 4 semaines, pendant lesquelles ils se sont mis plus de caisses que dans tout le reste de l'année. Qu'est ce qu'on en a à putain de foutre que vous ayez baisé machine à la sortie de telle boîte à la con, après avoir passé une heure trente à la lever en lui racontant votre vie parisienne sur fond de house music merdique ? Je passe pour un frustré là ? Non. Moi aussi j'ai des vacances, et je ne bénéficie pas de celles organisées par le Secours Populaire, loin de là. Mais ça ne m'intéresse pas de raconter qui m'a sucé la bite le soir du 26 août.
La carte postale, c'est simplement l'expression du désir primal qu'ont les individus, de tenter bassement de surpasser leurs congénères. Le but, c'est de faire passer ta vie pour un "TRUC DE OUUUUUF", et faire croire que tu t'es éclaté comme dans un frat movie. NON!
Arrête, arrête. Arrête quoi, PUTAIN!
Tu vas t'afficheeeeeer.
(tous droits réservés "le rappeur du 92")
Tu n'es pas unique. Ta vie non plus. Tu n'es pas hors du commun. Ta vie non plus. Se mettre une caisse, ce n'est pas "cool". Les traces blanches sous tes narines non plus.
Nourris toi d'autre chose. Nourris ta tête plutôt que ton ventre. Vis à la lumière plutôt que dans l'ombre. Arrache toi du sol, plane au bonheur plutôt qu'à la weed.
Et ta gueule.
J'ai bien reçu ta carte, oui, je vais très bien et mes vacances se passent bien. Il fait beau, et le thermomètre ne descend pas en dessous de 25°C, même le soir ! J'ai beaucoup bronzé, et j'ai hâte de voir la tête des collègues quand il vont me voir débarquer ! J'ai pensé que cette carte te plairait, toi qui aimes la sobriété. J'espère qu'elle arrivera avant que je revienne, comme je pars demain. J'espère aussi que tes vacances sont à la hauteur de tes attentes, tu m'avais tellement soulé avec ça pendant tout le mois de juin ! Bref, je n'ai bientôt plus de place, et je vais donc te quitter pour l'eau transparente de l'Atlantique :)
Gros bisous en provenance de la plage,
Y.
Ps. Je t'ai ramené un souvenir qui risque de te faire plaisir !"
La banalité.
X et Y sont des pantins.
Ils ne sont personne. Ils ne savent même pas pourquoi ils s'envoient des cartes. Sûrement parce que tout le monde le fait. Parce que leurs parents le faisaient, quand ils étaient petits. Parce que ça leur permet de vérifier s'ils savent toujours se servir d'un stylo en plein milieu de leurs semaines de congés oisifs et payés. Parce que "ça fait marcher le commerce" ... C'est vrai qu'à 40c/€1.00 le rectangle de carton, il peut marcher, le commerce.
Non.
Y veut juste montrer qu'il a une plus grosse bite/poitrine que X. Il n'en a rien à foutre que X sache qu'il/elle se porte comme un charme. Tout ce qu'il l'intéresse, c'est de lui foutre son bonheur en pleine gueule. Comme tous ces petits enculés qui te racontent leur vacances de ouf, avec 5 destinations en 4 semaines, pendant lesquelles ils se sont mis plus de caisses que dans tout le reste de l'année. Qu'est ce qu'on en a à putain de foutre que vous ayez baisé machine à la sortie de telle boîte à la con, après avoir passé une heure trente à la lever en lui racontant votre vie parisienne sur fond de house music merdique ? Je passe pour un frustré là ? Non. Moi aussi j'ai des vacances, et je ne bénéficie pas de celles organisées par le Secours Populaire, loin de là. Mais ça ne m'intéresse pas de raconter qui m'a sucé la bite le soir du 26 août.
La carte postale, c'est simplement l'expression du désir primal qu'ont les individus, de tenter bassement de surpasser leurs congénères. Le but, c'est de faire passer ta vie pour un "TRUC DE OUUUUUF", et faire croire que tu t'es éclaté comme dans un frat movie. NON!
Arrête, arrête. Arrête quoi, PUTAIN!
Tu vas t'afficheeeeeer.
(tous droits réservés "le rappeur du 92")
Tu n'es pas unique. Ta vie non plus. Tu n'es pas hors du commun. Ta vie non plus. Se mettre une caisse, ce n'est pas "cool". Les traces blanches sous tes narines non plus.
Nourris toi d'autre chose. Nourris ta tête plutôt que ton ventre. Vis à la lumière plutôt que dans l'ombre. Arrache toi du sol, plane au bonheur plutôt qu'à la weed.
Et ta gueule.
mardi 17 août 2010
#1
J'ai envie d'écrire sans qu'on me pose de questions.
Hier, j'ai défait un noeud. Peut être un vieux noeud. Il n'empêche qu'il est parti. Et je le dis encore une fois "Merci."
Aujourd'hui il fait beau, à la maison, on prépare du tiramisu, et désolé pour les as de la cuisine, je crois c'est le nôtre qui est le meilleur. Le bruit horrible du batteur électrique, les doigts qui collent après avoir trempé les biscuits dans le café froid, les longues minutes à attendre que le dessert ait fini de se la couler douce dans le frigo, finalement, on s'en fout, on sait qu'au bout, on a le meilleur dessert du monde.
La vie est un tiramisu.
Hier, j'ai défait un noeud. Peut être un vieux noeud. Il n'empêche qu'il est parti. Et je le dis encore une fois "Merci."
Aujourd'hui il fait beau, à la maison, on prépare du tiramisu, et désolé pour les as de la cuisine, je crois c'est le nôtre qui est le meilleur. Le bruit horrible du batteur électrique, les doigts qui collent après avoir trempé les biscuits dans le café froid, les longues minutes à attendre que le dessert ait fini de se la couler douce dans le frigo, finalement, on s'en fout, on sait qu'au bout, on a le meilleur dessert du monde.
La vie est un tiramisu.
dimanche 15 août 2010
From scratch.
Quand tu te regardes dans la glace, et que ce n'est plus vraiment ton reflet que tu vois, tu passes un coup de chiffon. Ce blog, idem.
Le voilà, ce coup de chiffon.
Quand à onze heures du soir, tout te soule un petit peu, que t'as passé toute ta soirée à geeker sur le net, que t'as l'impression de n'avoir rien fait, et qu'en plus t'as mal au cul d'être resté assis pendant des heures. C'est là que tu te poses des questions. Tu retournes un peu ton passé. Tu cherches.
Quand tu cherches, tu trouves.
Et puis j'ai fini par trouver cette page à la con. Je l'ai relue, attentivement. Et je me suis fait peur. Je me suis fait peur parce que les choses qui m'avaient tenté y'a plus d'un an, parfois me retentent, dans ce genre de moments, alors qu'elles ne me tentent d'aucune manière le reste du temps.
Quand tu trouves des cachets de sulfate de morphine, et que tu te rappelles de certaines choses, tu as l'eau qui vient à la bouche, tes yeux s'éclairent, tu les contemple. Tu tripotes. Mais tu te dis, que non, que non, et qu'il faut les oublier.
Il faut oublier ces choses, ces choses du ventre, ces choses qui sont autant de blocs de béton attachés à tes chevilles, une fois qu'on t'a balancé dans le port.
Et quand je regarde en haut, je suis réconforté, et je sais que je ne tomberai pas. Je regarde en haut, et j'y suis porté, et je sais que je ne redescendrai pas.
Un jour, le ruban se sera entièrement déroulé, et je serai tout en haut, allongé et calme. Un instant lointain de quiétude, une chaleur douce et rassurante. Le seul instant de certitude d'une vie. Et ce sentiment de réconfort de retrouver l'Être aimé, Lui, eux, et nous bientôt, dans la lumière nuageuse du dernier refuge.
Je vis, j'aime.
Nicola.
Le voilà, ce coup de chiffon.
Quand à onze heures du soir, tout te soule un petit peu, que t'as passé toute ta soirée à geeker sur le net, que t'as l'impression de n'avoir rien fait, et qu'en plus t'as mal au cul d'être resté assis pendant des heures. C'est là que tu te poses des questions. Tu retournes un peu ton passé. Tu cherches.
Quand tu cherches, tu trouves.
Et puis j'ai fini par trouver cette page à la con. Je l'ai relue, attentivement. Et je me suis fait peur. Je me suis fait peur parce que les choses qui m'avaient tenté y'a plus d'un an, parfois me retentent, dans ce genre de moments, alors qu'elles ne me tentent d'aucune manière le reste du temps.
Quand tu trouves des cachets de sulfate de morphine, et que tu te rappelles de certaines choses, tu as l'eau qui vient à la bouche, tes yeux s'éclairent, tu les contemple. Tu tripotes. Mais tu te dis, que non, que non, et qu'il faut les oublier.
Il faut oublier ces choses, ces choses du ventre, ces choses qui sont autant de blocs de béton attachés à tes chevilles, une fois qu'on t'a balancé dans le port.
Et quand je regarde en haut, je suis réconforté, et je sais que je ne tomberai pas. Je regarde en haut, et j'y suis porté, et je sais que je ne redescendrai pas.
Un jour, le ruban se sera entièrement déroulé, et je serai tout en haut, allongé et calme. Un instant lointain de quiétude, une chaleur douce et rassurante. Le seul instant de certitude d'une vie. Et ce sentiment de réconfort de retrouver l'Être aimé, Lui, eux, et nous bientôt, dans la lumière nuageuse du dernier refuge.
Je vis, j'aime.
Nicola.
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