Quand tu te regardes dans la glace, et que ce n'est plus vraiment ton reflet que tu vois, tu passes un coup de chiffon. Ce blog, idem.
Le voilà, ce coup de chiffon.
Quand à onze heures du soir, tout te soule un petit peu, que t'as passé toute ta soirée à geeker sur le net, que t'as l'impression de n'avoir rien fait, et qu'en plus t'as mal au cul d'être resté assis pendant des heures. C'est là que tu te poses des questions. Tu retournes un peu ton passé. Tu cherches.
Quand tu cherches, tu trouves.
Et puis j'ai fini par trouver cette page à la con. Je l'ai relue, attentivement. Et je me suis fait peur. Je me suis fait peur parce que les choses qui m'avaient tenté y'a plus d'un an, parfois me retentent, dans ce genre de moments, alors qu'elles ne me tentent d'aucune manière le reste du temps.
Quand tu trouves des cachets de sulfate de morphine, et que tu te rappelles de certaines choses, tu as l'eau qui vient à la bouche, tes yeux s'éclairent, tu les contemple. Tu tripotes. Mais tu te dis, que non, que non, et qu'il faut les oublier.
Il faut oublier ces choses, ces choses du ventre, ces choses qui sont autant de blocs de béton attachés à tes chevilles, une fois qu'on t'a balancé dans le port.
Et quand je regarde en haut, je suis réconforté, et je sais que je ne tomberai pas. Je regarde en haut, et j'y suis porté, et je sais que je ne redescendrai pas.
Un jour, le ruban se sera entièrement déroulé, et je serai tout en haut, allongé et calme. Un instant lointain de quiétude, une chaleur douce et rassurante. Le seul instant de certitude d'une vie. Et ce sentiment de réconfort de retrouver l'Être aimé, Lui, eux, et nous bientôt, dans la lumière nuageuse du dernier refuge.
Je vis, j'aime.
Nicola.
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